Méditation pour le dimanche de PÂQUES
« Un Tombeau vide… Pourtant, il vit et il crut… »
Le tombeau est vide… Dans la nuit de Pâques, il y a eu passage de la « mort à la vie. » Nous pouvons y croire, comme avoir des doutes ou tout simplement ne pas y croire du tout. C’est vrai, ce tombeau vide, exige une expérience de foi.
Croire en la Résurrection, c’est croire en une vie nouvelle, une nouvelle vie comme pour ceux qui ont connu la mort dans l’âme ou ont touché le fond de l’abîme, comme malade, comme chômeur, comme accidenté, comme par la perte d’un être cher.
Les premières femmes au tombeau ce matin-là ne s’attendaient pas à voir la pierre du tombeau roulée sur le côté. Mais l’ange du Seigneur, leur dit d’entrer dans le tombeau et de voir que Jésus n’était plus là : « venez voir où il reposait. »
Ces femmes ont vu. Et nous ? Nous avons du mal à croire surtout sans avoir vu. Nous sommes des St Thomas en puissance, nous avons comme lui un besoin de toucher, d’avoir des preuves. Pourtant St Paul nous dit : « Si le Christ n’est pas ressuscité, notre foi est vaine. » Comme malade ou personne âgée, chacun attend une « résurrection », mais en fait de résurrection c’est celle du cœur qui doit s’opérer, c’est-à-dire ouvrir notre cœur et comprendre que la lumière de la vie, nous permettra de ne plus marcher dans les ténèbres et de guérir.
Nous croyons ou peut-être ne croyons pas trop en la résurrection de Jésus, puisque bien souvent nous sommes demandeurs de preuves, pourtant autour de nous, il y a ce qu’on appelle des preuves de résurrection.
Michèle, après deux longues années de lutte contre le cancer, se dit être une ressuscitée, car la vie lui a encore ouvert ses bras. Elle est sortie du tombeau dans lequel elle était enfermée.
Frédérique est aussi sortie du tombeau de la dépression, grâce à une amie, qui l’avait invité à participer à un groupe de prière. « La parole de Dieu m’a libérée, disait-elle par après. »
Que se serait-il passé, si Jésus n’avait pas ressuscité ? St Paul nous dit que notre foi serait vaine. Mais Jésus au troisième jour est ressuscité d’entre les morts, il est sorti du tombeau, nous prouvant que l’on n’enferme pas l’amour, que Dieu n’est pas le Dieu des morts, mais celui de la vie.
C’est l’ange qui dit aux femmes qui venaient toutes tristes au tombeau : « Vous, soyez sans crainte ! » Ces paroles nous sont aussi adressées, pour nous dire que nous ne resterons pas dans le tombeau dans lequel la maladie, un décès, un chômage nous ont plongés. La foi en l’amour de Dieu, nous fera sortir de nos ténèbres pour vivre avec le Christ un nouveau matin de Pâques.
En ce matin de Pâques, avant le lever du soleil les femmes, se rendent au tombeau : et voici qu'il est vide. Dans l'affolement, elles en informent les apôtres Pierre et Jean. Ceux-ci courent au tombeau. À quoi pensaient donc Pierre et Jean durant leur course vers le tombeau ? Marie Madeleine ne pensait pas que Jésus était ressuscité. Elle a dit « qu'ils » avaient enlevé le Seigneur. Jean en voyant que tout était en place compris tout de suite que le Seigneur était ressuscité.
Le Christ nous donne toujours des signes de sa présence au milieu de nous. Malgré tout ce qui peut faire notre vie, maladie, souffrance, deuil, tristesse, échec, il nous donne déjà de vivre sa paix, son Amour. Avec lui, nous apprenons à faire ou à refaire le chemin de la joie. Pâques, c'est le passage de la mort à la vie, de la tristesse à la joie, de la maladie à la santé. Après le chemin de la Croix, il faut réapprendre à faire le chemin de la joie et de la vie. Fort de cette espérance en la résurrection, comme les apôtres nous sommes envoyés vers nos frères. Il nous faut avancer dans notre vie, avec cette présence du Ressuscité dans notre cœur et le reconnaître dans le partage avec les pauvres et, comme les disciples d'Emmaüs, dans la fraction du pain au Repas du Seigneur.